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HISTOIRE DU CANARI DE CHANT ESPAGNOL TIMBRADO


Avant de développer l’origine du canari espagnol timbrado, il est à mon avis nécessaire de commencer par l’ancêtre de tous les canaris, le serinius canaria.
CHAPITRE 1 : LE CANARI.
Chambellan de Charles VI, jean de Béthencourt (1360-1425) originaire d’une petite ville du pays de Caux(Normandie), décide de quitter son pays en pleine guerre de cent ans à la recherche d’orseille, un colorant végétal très prisé à l’époque, notamment par les tisserands. Le 1er mai 1402, il prend la mer avec Gadifer De La Salle (1340-1415), écuyer de jean I de Berry, rencontré durant l’expédition de 1390 contre Tunis et qui s’était illustré durant la guerre de cent ans dans des combats en Normandie et en Flandre.



C’est sur deux navires occupés par 80 hommes d’équipage qu’ils débarquent à Cadix pour y faire relâche pendant plusieurs semaines, ils obtiennent durant ce temps, l’appui d’Henri III De Castille (1379-1406). Ils poursuivent ensuite leur voyage et accostent sur Lanzarote, une petite ile peuplée par les Guanches (premiers habitants connus des Îles canaries) et n’eurent pas de mal à s’imposer comme maitres de l’ile auprès des autochtones.



Ils y découvrent un petit oiseau au plumage verdâtre, strié de noir et au chant mélodieux que les Guanches gardaient en cage. Jean de Béthencourt regagne l’Espagne en emportant avec lui quelques exemplaires qu’il offrit en cadeau à la cour de Castille et reconnaît en même temps Henri III de castille comme suzerain, celui-ci lui confère alors le titre de roi des Îles conquises. De retour à Lanzarote Jean de Béthencourt poursuit sa conquête par les Îles de Fuerte Ventura et El Hierro. Leurs conquêtes assurent aux Normands le prospère monopole sur l’orseille. En 1406, Jean de Béthencourt laisse le gouvernement des Canaries à son neveu Maciot de Béthencourt et revient dans son pays pour y passer le reste de ses jours.
En 1415, le débarquement des Anglais à Harfleur, coupant la route des Canaries, aura raison de l’entreprise de Jean de Béthencourt qui transfère en 1418 sa conquête au roi de Castille. Dès lors, le commerce des canaris devient le monopole de l’Espagne. Rapidement le canari eu un grand succès dans toutes les cours d’Europe, principalement, à la cour de France ou Isabeau de Bavière (1371-1435) épouse du roi Charles VI (1362-1422), nomma un gouverneur et trois valets à la charge de ses volières. C’est seulement en 1575 que les premiers canaris arrivent de France en Angleterre, la reine Elisabeth I d’Angleterre (1533-1603) y possédait d’immenses volières et c’est là, dit-on, que les premiers canaris jaunes firent leur apparition, elle en offrait d’ailleurs à ses fidèles ornés d’une bague d’or.
Cette exclusivité sur la vente des canaris dura jusqu’au XVIème siècle au moment ou un navire s’échoua au large de l’Île d’Elbe libérant sa précieuse cargaison qui ne tarda pas à se reproduire dans ce nouveau territoire. C’est ainsi que les italiens en les capturant, développèrent leurs élevages et vendirent leurs oiseaux à toute l’Europe. Les bourgeois et les nobles se mirent à acheter des canaris et ce, malgré le prix très élevé à l’époque, il n’était pas rare d’ailleurs de trouver des cages dans toutes les pièces de la maison y compris dans la chambre à coucher.
En 1709, Hervieux De Chanteloup fait paraitre le premier ouvrage concernant le canari, intitulé « Nouveau Traité Des Serins Des Canaries » dans lequel de nombreux renseignements sont donnés sur l’élevage, les maladies, le chant et sur le nombre de variété de canaris, a cette époque il en dénombrait 29.il écrivit deux nouvelles éditions en 1713 et 1745.
Au début du XIXème siècle le canari s’est popularisé et est devenu accessible à toutes les classes sociales. Le commerce grandit et permet à l’Allemagne de devenir le premier producteur mondial de cet oiseau. Depuis le canari à évoluer au cours des années suivant les pays et l’orientation des sélections, soit pour favoriser la posture, la couleur ou le chant.






CHAPITRE 2 : LE TIMBRADO.


Carte d’Espagne et de ses régions.

L’attrait pour le canari débute en Espagne depuis la découverte du canari, au fil des siècles les sélections successives ont permis d’obtenir le canari appelé a l’époque « canari du pays ».Quelques zones géographique sont citées comme étant les foyers les plus importants d’élevage, ce sont entre autres, l’Andalousie, les Asturies et la Catalogne.les plus fameux chanteurs furent ceux de la ville Catalane de Vich,on désignait les canaris de Vich comme : « ceux dont le chant a été apprécier a l’étranger ,louable de ne pas délivrer de notes désagréables ,avec une multitude de variation bien vocalisées ,dans un répertoire contrasté de tonalites diverses, dans laquelle il exprime des strophes complètes du chant du rossignol, émis avec une sonorité discrète et un ton de voix délicat. ».
Le canari du pays failli disparaitre suite à une série de causes, les principales sont les suivantes :
-apparition des premiers canaris frises qui furent croisés avec ceux du pays dans le but de rechercher des caractéristiques plus proches des canaris de postures.
-le succès du canari Roller qui fit que la majeure partie des exemplaires qui restaient du canari du pays furent croisées.
-le succès du canari a facteur rouge.
-la guerre civile et ses désastreuses conséquences.
A toutes fins utiles, il est important de préciser que deux chemins ont été empruntes pour donner à l’Espagne un canari de chant reconnu internationalement, de là a commencer la polémique et elle continue encore de nos jours sur la différenciation ou non des deux lignées pour l’appellation « timbrado ». De toute façon les deux lignées sont parties de la race canari du pays pour lequel, fort heureusement, il restait quelques souches pures, à Lérida et Gerona en Catalogne, Cordoba en Andalousie, Aviles en Asturies, Cartagena en Murcie et dans quelques villages Castille la Manche.
Pour la F.O.E ,a Madrid principalement de la main de messieurs, Garrido, Serrano, Crespo ,Pulido et Lacomba , s’est sélectionné un canari au chant métallique , joyeux , avec un répertoire stéréotypé, dans lequel prime l’émission de tour de texte phonétique limite, facilement identifiables, dans lequel était mis en évidence le « CHAU » et le « PIAU »,considéré comme basique et héréditaire ce qui confère une grande homogénéité à l’ensemble de cette souche de canari .Comme la base de la chanson de cette nouvelle sélection était les timbres, on le nomma « timbrado »,ce qui en espagnol se défini par : «timbrado : se dit d’une voix qui a un timbre agréable ».
Parallèlement, en Asturies les éleveurs du « syndicato nationnal de ganaderia »prirent un autre chemin en privilégiant un chant basé sur des tours de rythmes non continus et de texte phonétique illimité. Cette sélection de spécimen a été effectuée en grande partie par messieurs, Drove, Ruiz, Rico, Ecalle et Bouzo.ils cherchaient a faire des canaris qui se distingueraient plus par leur don d’interprétation et donc qu’ils soient plus valorisé par leurs qualités et leurs excellences musicales que par un simple décompte des tours émis et notés dans une fiche de chant, qui ne se fait qu’au détriment de la valorisation globale du chant de l’oiseau.ils décident d’appeler leur canari de chant, le « chanteur espagnol », en référence a certains oiseaux élevés en Catalogne et que quelques personnes comme monsieur Drove avait connu.
Tandis qu’en Asturies les bases du canari chanteur espagnol prenait doucement forme, dans la capitale espagnole, les choses allèrent plus vite et c’est 1950 en s’aidant de celui du roller, que le premier code de chant du timbrado fut réalisé par Garrido. En 1954, l’association des canariculteurs espagnols réalise un nouveau code de chant et en 1956, à l’occasion du 4ème championnat mondial de la C.I.C à Barcelone que fut sollicitée la reconnaissance de la race de canaris de chant espagnole timbrado. Le résultat fut très décevant, la commission chargée de valoriser la nouvelle race n’estimât pas sa reconnaissance, considérant que cette nouvelle race était le fruit non épuré du croisement avec le canari roller.
C’est à Bruxelles, en 1962, durant le concours du 10ème championnat mondial de la C.O.M, en l’instance de l’A.C.E, que se reconnut enfin le timbrado espagnol comme nouvelle race de canari de chant.
Le canari de chant espagnol timbrado est donc si on le compare aux autres races de canaris de chant, une race très récente et de ce fait elle va continuer à évoluer, cette histoire n’a donc pas encore de fin, à nous éleveur de la poursuivre….
Recherches et mises en page par Jorge BARQUERO
 Traducteur
 phases de la lune
 O.A.R.I.
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